- C'est le lien direct entre la pensée (ou le réflexe) et l'action musculaire.
- Le trajet passe par les nerfs dits « efférents » ou moteurs.
- Tout blocage de cette chaîne entraîne une paralysie ou une faiblesse.
Ce terme désigne le mécanisme par lequel le système nerveux (cerveau ou moelle épinière) envoie un signal pour ordonner à un muscle de se contracter. C'est l'impulsion électrique qui « excite » le muscle pour créer un mouvement.
Etymologie
Dérivé du latin incitare (« pousser, stimuler ») et de motor (« celui qui meut »). Il décrit littéralement l'action de stimuler le mouvement.
Exemples
- Le déclenchement d'un réflexe après un choc sur un tendon.
- La commande nerveuse envoyée au diaphragme pour permettre la respiration.
- Le signal envoyé aux jambes pour commencer à marcher.
A ne pas confondre
On distingue la fonction incito-motrice (qui part du centre nerveux vers le muscle) de la fonction sensitive (qui part des organes des sens vers le cerveau). Elle se distingue aussi du terme psychomoteur, qui englobe les aspects psychologiques liés au mouvement.
Cadre medical / Recommandations
L'évaluation des capacités incito-motrices est encadrée par des protocoles cliniques standardisés (comme le score de Glasgow ou l'échelle MRC) utilisés par les médecins pour évaluer les atteintes neurologiques.
En pratique
La compréhension de l'arc incito-moteur a été révolutionnée par la loi de Bell-Magendie au XIXe siècle, prouvant que les nerfs sortant de la moelle épinière ont des fonctions distinctes (motrices ou sensitives).
Conseil
En cas de perte brutale de force, de difficulté à bouger un membre ou de contractions involontaires, consultez immédiatement un service d'urgence. Avertissement : ces informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un diagnostic médical personnalisé.