- Apparaît généralement dès 30 mètres de profondeur.
- Provoque euphorie, angoisse ou ralentissement des réflexes.
- Le traitement immédiat consiste à remonter de quelques mètres pour faire cesser les symptômes.
L'ivresse des profondeurs est un trouble du comportement et de la conscience qui survient chez les plongeurs lorsqu'ils descendent à une certaine profondeur. Elle est provoquée par l'azote contenu dans l'air qui, sous l'effet de la pression, agit comme un gaz anesthésiant sur le cerveau.
Etymologie
Le terme « ivresse » vient du latin ebrietas (état de celui qui a trop bu). On l'appelle médicalement la narcose à l'azote. Le terme souligne la similitude des symptômes avec une intoxication alcoolique.
Exemples
- Un plongeur qui se met à rire sans raison ou qui semble désorienté à 40 mètres de profondeur.
- Une sensation de somnolence ou une perte de la notion du temps et de la sécurité lors d'une exploration sous-marine profonde.
A ne pas confondre
Il ne faut pas la confondre avec l'accident de décompression (dû à des bulles d'azote lors de la remontée) ou l'hyperoxie (toxicité de l'oxygène à très haute pression). L'ivresse des profondeurs a la particularité de disparaître presque instantanément dès que le plongeur remonte de quelques mètres.
Cadre medical / Recommandations
En France, le Code du sport limite la plongée à l'air à une profondeur maximale de 60 mètres pour prévenir les risques de narcose sévère. Les fédérations (FFESSM, PADI) imposent des paliers de formation pour accéder progressivement à ces profondeurs.
En pratique
Ce phénomène a été décrit et popularisé par Jacques-Yves Cousteau dans les années 1940. On parle parfois de « l'effet Martini » pour illustrer l'idée qu'au-delà de 30 mètres, chaque tranche de 15 mètres supplémentaire équivaudrait à boire un verre de Martini à jeun.
Conseil
Pour prévenir l'ivresse des profondeurs, respectez vos limites de formation, évitez la fatigue et la consommation d'alcool avant de plonger. AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est informatif. La plongée est une activité à risques ; une visite médicale annuelle chez un médecin du sport ou un médecin fédéral est impérative.