- C'est un terme historique qui n'est plus utilisé en diagnostic moderne.
- Les crises sont réelles et involontaires pour le patient, ce n'est pas de la simulation.
- Le diagnostic nécessite obligatoirement un avis neurologique pour éliminer une véritable épilepsie.
L'hystéro-épilepsie est un terme médical ancien utilisé pour décrire des crises nerveuses spectaculaires qui ressemblent à l'épilepsie, mais dont l'origine est psychologique et non neurologique. Aujourd'hui, les médecins préfèrent parler de crises non-épileptiques d'origine psychogène (CNEP) ou de troubles neurologiques fonctionnels.
Etymologie
Vient du grec hystera (utérus), reflétant l'ancienne croyance que ces troubles provenaient de cet organe, et de epilambanein (saisir, attaquer), racine du mot épilepsie.
Exemples
- Une personne présentant des mouvements convulsifs prolongés après un traumatisme émotionnel, sans anomalies détectées à l'examen électrique du cerveau.
- Des manifestations physiques impressionnantes (mouvements désordonnés, cris) qui ne répondent pas aux traitements habituels contre l'épilepsie.
A ne pas confondre
Contrairement à l'épilepsie, l'hystéro-épilepsie ne s'accompagne pas d'une activité électrique anormale dans le cerveau (visible à l'électroencéphalogramme). Les crises sont souvent plus longues, plus désordonnées, et surviennent généralement devant témoin, contrairement aux crises d'épilepsie qui peuvent survenir n'importe quand, y compris durant le sommeil.
Cadre medical / Recommandations
Ce terme n'est plus utilisé dans les classifications médicales modernes (DSM-5 ou CIM-11). Les recommandations actuelles de la Haute Autorité de Santé (HAS) privilégient une approche multidisciplinaire (neurologue et psychiatre) pour le diagnostic des troubles fonctionnels.
En pratique
Ce concept a été rendu célèbre à la fin du XIXe siècle par Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière. Ses travaux ont permis de distinguer les troubles nerveux liés à des lésions physiques de ceux liés à des mécanismes psychiques inconscients, ouvrant la voie à la psychanalyse.
Conseil
Face à une crise convulsive, la priorité est de protéger la personne contre les chutes ou les blessures et d'appeler les secours (15 ou 112). Attention : ce contenu est purement informatif. Seul un médecin peut poser un diagnostic après un examen complet. Ne jamais interrompre un traitement anti-épileptique sans avis médical.