- Une bactérie lysogène héberge un virus « dormant » intégré à son propre ADN.
- Ce virus peut se transmettre aux descendantes de la bactérie pendant des générations.
- Des facteurs extérieurs (stress, UV) peuvent « réveiller » le virus et détruire la bactérie.
Qualifie une bactérie qui transporte en elle le matériel génétique d'un virus (appelé bactériophage) sans que celui-ci ne la détruise immédiatement. Le virus reste ainsi caché et se multiplie en même temps que la bactérie lors de sa division.
Etymologie
Dérivé du grec lusis (« dissolution ») et gennân (« produire »). Ce terme signifie littéralement « qui engendre la destruction », car le virus caché peut se réveiller et faire exploser la bactérie plus tard.
Exemples
- La bactérie responsable de la diphtérie, qui ne produit sa toxine que lorsqu'elle est lysogène (porteuse d'un virus spécifique).
- Le bacille du choléra, dont la dangerosité dépend également de la présence d'un virus intégré à son ADN.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec le cycle lytique. Dans le cycle lytique, le virus infecte la bactérie, se multiplie rapidement et la tue aussitôt. Dans l'état lysogène, le virus cohabite pacifiquement avec la bactérie pendant une période indéterminée.
En pratique
La découverte du mécanisme de la lysogénie a valu le prix Nobel de médecine en 1965 aux chercheurs français André Lwoff, François Jacob et Jacques Monod. Leurs travaux ont révolutionné la génétique moderne.
Conseil
La compréhension de la lysogénie est essentielle en recherche médicale pour lutter contre certaines maladies infectieuses. Avertissement : Ce contenu est purement informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Si vous présentez des signes d'infection, demandez l'avis d'un médecin.