- Elle peut être aiguë (rapide) ou chronique (progressive).
- Elle est souvent réversible si la substance en cause est arrêtée à temps.
- Une surveillance par prise de sang (dosage de la créatinine) est fréquente lors de traitements à risque.
La néphrotoxicité désigne la capacité d'une substance (médicament, produit chimique ou poison) à endommager les reins. Cela peut perturber le fonctionnement normal des reins, qui ne parviennent plus à filtrer correctement les déchets et l'eau du sang.
Etymologie
Vient du grec ancien nephros (rein) et du mot toxicité, issu du latin toxicum (poison).
Exemples
- Certains antibiotiques (comme les aminosides) utilisés pour traiter des infections graves.
- Les produits de contraste iodés injectés lors d'un scanner ou d'une coronarographie.
- L'usage excessif ou prolongé d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l'ibuprofène.
- Certains traitements de chimiothérapie (comme le cisplatine).
A ne pas confondre
La néphrotoxicité est le mécanisme de toxicité (la cause), tandis que l'insuffisance rénale est la conséquence clinique (la baisse de fonction de l'organe). Elle se distingue aussi de l'hépatotoxicité, qui concerne le foie.
Cadre medical / Recommandations
Les autorités de santé (ANSM en France, EMA en Europe) imposent des études de toxicité rénale rigoureuses avant la mise sur le marché de tout nouveau médicament. Les notices doivent mentionner ces risques et les précautions d'emploi nécessaires.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical. Pour protéger vos reins, respectez scrupuleusement les doses prescrites, signalez tout antécédent de maladie rénale à votre médecin et évitez l'automédication prolongée. En cas de doute ou de symptôme inhabituel, consultez immédiatement un professionnel de santé.