- Désigne le fonctionnement cérébral majoritaire.
- C'est un concept social et neurologique, pas une supériorité biologique.
- Permet de mieux comprendre par contraste les besoins des personnes neuroatypiques.
La neurotypie désigne un mode de fonctionnement cérébral qui correspond à la norme statistique de la population. Une personne dite neurotypique traite les informations sensorielles, sociales et cognitives d'une manière considérée comme standard par la société.
Etymologie
Composé du préfixe grec neuro- (nerf, système nerveux) et du mot typie (du grec typos, signifiant modèle ou empreinte). C'est un terme récent apparu à la fin des années 1990 dans le cadre du mouvement pour la neurodiversité.
Exemples
- Une personne qui décode naturellement les expressions sociales et l'implicite sans apprentissage spécifique.
- Un système scolaire classique conçu pour des élèves dont les capacités d'attention et de mémorisation suivent la courbe de la neurotypie.
A ne pas confondre
La neurotypie s'oppose à la neuroatypie (ou neurodivergence). Contrairement au terme « normalité », qui porte un jugement de valeur, la neurotypie est un concept descriptif utilisé pour souligner que le monde est souvent organisé selon les besoins de la majorité neurologique, au détriment des personnes autistes, DYS ou TDAH.
Cadre medical / Recommandations
Bien que non médical au sens strict du diagnostic, ce terme est de plus en plus utilisé dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l'ANSM pour différencier les groupes témoins dans les études sur les troubles du neurodéveloppement.
En pratique
Le concept a été popularisé par la sociologue Judy Singer pour passer d'une vision purement médicale du handicap à une vision de diversité humaine, influençant les politiques d'inclusion en milieu professionnel.
Conseil
Il est important de se rappeler que la neurotypie n'est qu'un point de référence statistique. Attention : ce contenu est purement informatif. Si vous ressentez des décalages importants dans votre manière de percevoir le monde ou de communiquer, il est essentiel de consulter un médecin ou un neuropsychologue pour un bilan approfondi.