- C'est un signe qui caractérise une seule maladie précise.
- S'il est présent, le diagnostic est certain.
- Son absence ne signifie pas pour autant que la maladie n'est pas là.
Un signe est dit pathognomonique lorsqu'il est si spécifique à une maladie que sa seule présence suffit à poser le diagnostic avec certitude. C'est en quelque sorte la "signature" unique d'une affection précise.
Etymologie
Vient du grec ancien pathos (souffrance, maladie) et gnômôn (celui qui indique, qui fait connaître). Littéralement, c'est ce qui permet de reconnaître la maladie.
Exemples
- Les taches de Koplik (petites taches blanches à l'intérieur des joues) sont pathognomoniques de la rougeole.
- Le signe de Babinski (mouvement anormal des orteils lors d'une stimulation de la plante du pied) est pathognomonique d'une atteinte du système nerveux central.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre un signe pathognomonique avec un signe fréquent : un symptôme peut être très courant dans une maladie sans être exclusif à celle-ci. Un signe pathognomonique est rare car il est 100 % spécifique.
En pratique
L'histoire de la médecine a longtemps reposé sur la recherche de ces signes cliniques "en or" avant l'avènement de l'imagerie moderne et de la biologie, permettant aux médecins de poser des diagnostics au lit du patient sans examens complémentaires.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Ne tentez jamais de vous auto-diagnostiquer en recherchant un signe pathognomonique seul. Seul un médecin, par son examen clinique complet, peut interpréter correctement ces signes dans leur contexte global. En cas de symptôme inquiétant, consultez rapidement un professionnel de santé.