- Désigne une femme médecin durant la période médiévale.
- Pratique une médecine « savante » basée sur l'observation et les textes anciens.
- Sa profession a progressivement disparu au profit d'un monopole masculin universitaire.
Au Moyen Âge, une physicienne désigne une femme qui pratique la médecine de manière savante. Elle soigne les maladies et les blessures en s'appuyant sur des connaissances théoriques, contrairement aux simples guérisseuses populaires.
Etymologie
Issu du latin physica, lui-même dérivé du grec phusis (la nature). À cette époque, la « physique » désignait la science des lois de la nature et du corps humain, d'où le terme pour désigner le médecin.
Exemples
- Une physicienne traitant des déséquilibres internes selon la théorie des humeurs.
- Le recours à une physicienne pour établir un diagnostic par l'examen des urines (uromancie).
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la physicienne médiévale avec la physicienne moderne (spécialiste de la physique). Elle se distingue aussi de la sage-femme (limitée aux accouchements) et de la miresse (terme plus ancien et parfois plus populaire pour désigner une femme médecin).
Cadre medical / Recommandations
Dès le XIIIe et XIVe siècles, les universités naissantes et l'Église ont commencé à restreindre l'exercice de la médecine aux seuls détenteurs de diplômes universitaires, dont les femmes étaient exclues.
En pratique
Le procès de Jacqueline Félicie (Jacoba Felicie) en 1322 à Paris est historique : bien qu'elle ait guéri des patients délaissés par les médecins hommes, elle fut condamnée par la Faculté de médecine pour exercice illégal, car elle n'avait pas de diplôme.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce terme est historique et ne correspond plus aux réalités médicales contemporaines. Pour tout symptôme ou problème de santé actuel, il est impératif de consulter un médecin inscrit au Conseil de l'Ordre.