- Surveille les risques des pesticides après leur mise sur le marché.
- Concerne la santé humaine, la biodiversité et la qualité de l'air/eau.
- Permet de restreindre ou d'interdire des produits si des dangers nouveaux sont détectés.
La phytopharmacovigilance est un système de surveillance destiné à repérer et évaluer les effets indésirables des produits pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) sur la santé humaine, les animaux et l'environnement. Elle permet de suivre l'impact réel de ces produits une fois qu'ils sont utilisés sur le terrain.
Etymologie
Composé du grec phyton (plante), pharmakon (remède ou poison) et du latin vigilantia (surveillance).
Exemples
- Le suivi de l'état de santé des agriculteurs manipulant régulièrement des pesticides.
- L'analyse de la présence de résidus de produits chimiques dans l'eau potable ou les aliments.
- L'étude de l'impact des insecticides sur les populations d'abeilles ou d'oiseaux.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec la pharmacovigilance, qui concerne uniquement les médicaments humains, ou la toxicovigilance, qui traite des cas d'intoxications aiguës signalés aux centres antipoison.
Cadre medical / Recommandations
En France, ce dispositif est encadré par la Loi d'avenir pour l'agriculture de 2014 et piloté par l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire). Il oblige les fabricants à déclarer tout effet négatif suspecté dont ils auraient connaissance.
En pratique
L'affaire du chlordécone ou les réévaluations régulières du glyphosate sont des exemples de dossiers où le suivi au long cours est crucial pour les décisions de santé publique.
Conseil
Si vous utilisez des produits phytosanitaires, respectez toujours les doses et les protections recommandées (gants, masques). En cas de malaise ou de réaction après une exposition, contactez un centre antipoison ou votre médecin. Ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale.