- Le prélèvement se fait par ponction lombaire.
- Un taux normal se situe généralement entre 0,15 et 0,45 g/L chez l'adulte.
- Une hausse (hyperprotéinorachie) signale souvent une souffrance du système nerveux.
La protéinorachie est le dosage du taux de protéines présentes dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), le liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. C'est un indicateur important pour détecter une inflammation ou une infection du système nerveux central.
Etymologie
Composé du mot « protéine » et du suffixe grec -rhakhis signifiant « colonne vertébrale » ou « rachis ». Il désigne littéralement les protéines situées dans l'espace rachidien.
Exemples
- Une augmentation du taux de protéines lors d'une suspicion de méningite.
- Le suivi d'une maladie neurologique inflammatoire comme la sclérose en plaques.
- Le diagnostic d'un syndrome de Guillain-Barré où la protéinorachie est très élevée.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la protéinorachie avec la protéinurie (protéines dans les urines) ou l'albuminémie (protéines dans le sang). On la distingue aussi de la glycorachie, qui mesure le sucre dans le même liquide.
Cadre medical / Recommandations
L'analyse de la protéinorachie nécessite une ponction lombaire, un acte médical qui doit être réalisé par un médecin avec le consentement libre et éclairé du patient (Loi Kouchner du 4 mars 2002).
En pratique
L'observation d'une protéinorachie élevée sans augmentation des globules blancs (appelée dissociation albumino-cytologique) a été historiquement fondamentale pour identifier le syndrome de Guillain-Barré par les neurologues Georges Guillain et Jean-Alexandre Barré en 1916.
Conseil
Après l'examen permettant de mesurer la protéinorachie, il est souvent conseillé de rester allongé et de bien s'hydrater pour éviter les maux de tête. Attention : Ce contenu est purement informatif. Consultez toujours un médecin pour interpréter vos résultats d'analyses ou si vous présentez des symptômes neurologiques.