- Ils agissent en favorisant la repousse des connexions entre les cellules nerveuses.
- Leur effet est potentiellement très rapide, contrairement aux antidépresseurs classiques qui mettent des semaines à agir.
- Ils font l'objet d'un encadrement médical très strict.
Un psychoplastogène est une substance capable de favoriser la plasticité cérébrale, c'est-à-dire d'aider le cerveau à créer rapidement de nouvelles connexions entre les neurones. Ces molécules sont étudiées pour soigner des maladies mentales comme la dépression sévère en agissant de façon plus rapide et plus durable que les traitements classiques.
Etymologie
Vient du grec psukhē (esprit), plastos (formé, modelé) et le suffixe -gène (qui produit). Le terme a été proposé en 2018 par le chercheur David E. Olson pour désigner des molécules qui « remodèlent » le système nerveux.
Exemples
- La kétamine, déjà utilisée sous surveillance médicale pour certaines dépressions résistantes.
- La psilocybine (issue de certains champignons), actuellement en cours d'études cliniques.
- Le LSD ou la DMT, étudiés pour leur capacité à augmenter la densité des connexions nerveuses (synapses).
A ne pas confondre
Contrairement aux hallucinogènes, terme qui décrit l'effet visuel ou sensoriel, le mot psychoplastogène décrit le mécanisme biologique (la réparation des neurones). Il se distingue aussi des nootropiques qui visent à augmenter les performances intellectuelles sans forcément réparer des circuits lésés par une maladie.
Cadre medical / Recommandations
La plupart de ces substances sont classées comme stupéfiants. Seule la kétamine (et son dérivé l'eskétamine) bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché très encadrée en France pour la dépression résistante. Les autres molécules ne peuvent être utilisées que dans le cadre de protocoles de recherche stricts.
En pratique
Le terme est apparu suite aux travaux de l'Université de Californie (Davis) montrant que ces molécules stimulent la croissance des dendrites (les « bras » des neurones) en quelques heures seulement.
Conseil
AVERTISSEMENT MÉDICAL : Ce contenu est purement informatif. L'usage de substances psychoplastogènes en dehors d'un cadre médical légal est dangereux et passible de sanctions pénales. Consultez toujours un psychiatre ou un médecin spécialisé pour toute question relative à la santé mentale ou aux traitements innovants. Ne tentez jamais d'interrompre un traitement en cours sans avis médical.