- C'est un trouble du contrôle des impulsions et non un simple acte de délinquance.
- L'acte d'allumer le feu est précédé d'une tension émotionnelle et suivi d'un plaisir ou d'un soulagement.
- Une prise en charge psychiatrique est indispensable.
La pyromanie est un trouble mental rare qui se manifeste par un besoin irrépressible et répété d'allumer des incendies. La personne concernée ne cherche pas à obtenir un gain d'argent ou à se venger, mais ressent une fascination intense pour le feu et un soulagement de sa tension nerveuse au moment de l'acte.
Etymologie
Le mot provient du grec ancien pyr (le feu) et mania (la folie, l'obsession).
Exemples
- Une personne qui allume des feux de poubelles de manière répétée pour calmer une anxiété croissante.
- Une fascination excessive pour les camions de pompiers et le matériel de lutte contre les incendies chez un adulte.
A ne pas confondre
Il faut distinguer la pyromanie de l'incendie criminel volontaire (destiné à détruire des preuves, se venger ou toucher une assurance). Elle se distingue aussi des comportements liés à la démence, à la schizophrénie ou à une intoxication, où l'acte n'est pas lié à une impulsion spécifique au feu.
Cadre medical / Recommandations
La pyromanie est répertoriée dans les classifications internationales (DSM-5 et CIM-11) comme un trouble du contrôle des impulsions. Devant la justice, une expertise psychiatrique est systématiquement ordonnée pour évaluer le discernement du prévenu.
En pratique
Historiquement, le concept est né au XIXe siècle avec les travaux des aliénistes français, notamment Jean-Étienne Esquirol, qui classait ce trouble parmi les « monomanies ».
Conseil
Si vous observez chez un proche une attirance inhabituelle pour le feu ou des passages à l'acte, il est crucial de l'orienter vers une consultation psychiatrique. Ce contenu est informatif : seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic et proposer un traitement adapté.