- C'est une diminution partielle des symptômes, pas une disparition.
- Elle est caractéristique de certaines infections prolongées ou maladies chroniques.
- Elle ne doit pas être confondue avec une guérison complète.
La rémittence désigne une période au cours d'une maladie où les symptômes (comme la fièvre ou la douleur) diminuent d'intensité, mais sans disparaître totalement. C'est une sorte d'accalmie ou de répit dans l'évolution d'une affection.
Etymologie
Issu du latin remittere, signifiant « renvoyer », « relâcher » ou « diminuer ». Le terme évoque l'idée d'un relâchement de la pression exercée par la maladie sur l'organisme.
Exemples
- La fièvre rémittente : la température du patient baisse significativement à certains moments de la journée, mais ne redescend jamais jusqu'à une valeur normale (37°C).
- Certaines maladies inflammatoires chroniques où les douleurs s'atténuent par moments sans s'éteindre complètement.
A ne pas confondre
Il faut distinguer la rémittence de la rémission : dans la rémission, les symptômes peuvent disparaître complètement, alors que dans la rémittence, ils restent présents à un niveau moindre. Elle diffère aussi de l'intermittence, où les symptômes s'arrêtent totalement avant de reprendre (comme dans le paludisme).
En pratique
Historiquement, l'observation des courbes de température (fièvres rémittentes vs continues) était l'un des principaux outils de diagnostic des médecins avant l'invention des tests biologiques modernes pour identifier les bactéries ou les virus.
Conseil
Si vous notez que vos symptômes jouent aux « montagnes russes » sans jamais disparaître, notez précisément ces variations (par exemple sur un carnet de température). Attention : une amélioration partielle ne signifie pas que vous pouvez arrêter un traitement. Consultez toujours votre médecin pour ajuster la prise en charge.