- C'est une mesure de sécurité ultime et non une punition.
- Elle nécessite une surveillance médicale et infirmière constante et rapprochée.
- L'objectif est d'y mettre fin le plus rapidement possible dès que le danger est écarté.
Le terme « restraint » désigne l'utilisation de moyens physiques, mécaniques ou chimiques pour limiter la liberté de mouvement d'un patient. C'est une mesure de sécurité exceptionnelle utilisée en médecine, principalement en psychiatrie ou en gériatrie, pour protéger une personne contre elle-même ou protéger son entourage.
Etymologie
Vient de l'ancien français « restreindre », issu du latin restringere (« serrer », « attacher »). Le terme a été popularisé dans le milieu médical anglo-saxon avant de désigner spécifiquement les méthodes de contention.
Exemples
- L'utilisation de sangles de maintien au lit pour un patient très agité risquant de chuter.
- Le placement d'une personne en crise de délire dans une chambre d'isolement (contention environnementale).
- L'administration d'un médicament sédatif pour calmer une agitation violente (contention chimique).
A ne pas confondre
Il faut distinguer la contention physique (utilisation de liens ou de vêtements de protection) de la contention chimique (utilisation de médicaments psychotropes). La notion de « non-restraint » s'oppose à ces pratiques en prônant des alternatives comme la parole ou l'apaisement de l'environnement.
Cadre medical / Recommandations
En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) et la loi encadrent strictement la contention. Elle doit être une mesure de dernier recours, motivée par un risque imminent, prescrite par un médecin, limitée dans le temps et inscrite dans un registre de surveillance.
En pratique
Au XIXe siècle, le psychiatre John Conolly a révolutionné la prise en charge en introduisant le mouvement du « non-restraint », prouvant qu'il était possible de traiter les patients sans recourir aux chaînes ou aux camisoles de force.
Conseil
Si un proche fait l'objet d'une mesure de restraint, n'hésitez pas à demander aux médecins quelles sont les alternatives envisagées et quels sont les critères de levée de la mesure. AVERTISSEMENT : Ce contenu est informatif. Seul un médecin peut évaluer la nécessité d'une telle mesure en fonction de l'état clinique du patient.