- C'est le liquide sanguin débarrassé de ses cellules et de ses facteurs de coagulation.
- Il sert de base à la majorité des analyses biochimiques et immunologiques.
- Il contient des informations précieuses sur l'immunité (anticorps).
Le sérum est la partie liquide du sang qui se sépare du caillot après la coagulation. Contrairement au sang complet, il ne contient plus de cellules (globules rouges, blancs) ni de protéines de coagulation, mais reste riche en nutriments et en anticorps.
Etymologie
Issu du latin serum, signifiant « petit-lait », par analogie avec le liquide qui se sépare du lait lorsqu'il caille.
Exemples
- Utilisation du sérum en laboratoire pour doser le cholestérol ou la glycémie.
- Réalisation d'une sérologie pour détecter la présence d'anticorps après une infection.
A ne pas confondre
Il est souvent confondu avec le plasma. La différence majeure est que le plasma contient encore les facteurs de coagulation (comme le fibrinogène), tandis que le sérum en est dépourvu car ils ont été consommés pour former le caillot. Il ne faut pas non plus le confondre avec le sérum physiologique, qui est une solution d'eau salée stérile sans aucun rapport biologique avec le sang.
Cadre medical / Recommandations
Les procédures de prélèvement et d'analyse du sérum sont soumises aux normes de biologie médicale et à la réglementation sur le transport des échantillons biologiques.
En pratique
À la fin du XIXe siècle, les travaux d'Emil von Behring sur le sérum antidiphtérique ont marqué la naissance de la sérothérapie, lui valant le premier prix Nobel de médecine en 1901.
Conseil
Lors d'une prise de sang destinée à obtenir du sérum, il est fréquent qu'un temps de repos soit nécessaire avant l'analyse pour permettre la coagulation. Ce contenu est purement informatif : demandez toujours l'avis de votre médecin ou de votre biologiste pour comprendre vos résultats d'analyses médicales.