- Le SSPT n'est pas une faiblesse de caractère, mais une réaction biologique et psychologique au traumatisme.
- Il se manifeste souvent par des « flashbacks » (avoir l'impression de revivre la scène).
- Une prise en charge précoce par un spécialiste (psychiatre ou psychologue) augmente les chances de guérison.
Le SSPT est un trouble psychologique qui peut apparaître après avoir vécu ou été témoin d'un événement violent ou terrifiant. La personne souffre de souvenirs envahissants, de cauchemars et d'une anxiété intense qui persistent longtemps après l'événement.
Etymologie
Vient du grec sundromē (concours de symptômes) et trauma (blessure/plaie). Le mot « stress » est issu du vieux français « détresse » via l'anglais. Le terme s'est imposé pour décrire les séquelles psychologiques des chocs extrêmes.
Exemples
- Un conducteur témoin d'un accident grave qui ne parvient plus à reprendre le volant.
- Un rescapé d'une catastrophe naturelle qui sursaute au moindre bruit de vent.
- Un professionnel de santé ou de secours exposé de manière répétée à des scènes de détresse extrême.
A ne pas confondre
Le SSPT se distingue de l'état de stress aigu car ses symptômes durent plus d'un mois. Il diffère aussi du deuil complexe, qui est centré sur la perte d'un proche plutôt que sur l'effroi causé par un événement dangereux.
Cadre medical / Recommandations
En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et l'EMDR comme traitements de référence. Le SSPT peut être reconnu comme accident du travail ou maladie professionnelle sous certaines conditions spécifiques.
En pratique
Le syndrome a d'abord été étudié sous les noms d'« obusite » ou de « névrose de guerre » lors des conflits mondiaux. Sa reconnaissance officielle dans les manuels de psychiatrie (DSM-III) en 1980 a marqué un tournant majeur pour la prise en charge des victimes de violences civiles.
Conseil
Si vous ressentez une hypervigilance constante ou un sentiment de détachement après un événement difficile, parlez-en à votre médecin généraliste. Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Ne pratiquez pas d'autodéshabituation ou de thérapie sans l'encadrement d'un professionnel formé au psychotrauma.