- Plus de médecine ne signifie pas toujours une meilleure santé.
- Tout traitement comporte des risques d'effets secondaires ; il ne doit être instauré que si son bénéfice est supérieur à ses risques.
- Le surtraitement peut être évité par une discussion ouverte entre le patient et son médecin sur les objectifs réels du soin.
Le surtraitement désigne le fait d'administrer des soins médicaux, des médicaments ou de pratiquer des interventions chirurgicales qui ne sont pas nécessaires pour la santé du patient. Il s'agit d'un excès de soins qui n'apporte pas de bénéfice réel et peut parfois s'avérer nuisible.
Etymologie
Issu du préfixe français sur- (exprimant l'excès) et du mot traitement, lui-même dérivé du latin tractare qui signifie « manier », « s'occuper de ».
Exemples
- La prescription d'antibiotiques pour traiter un rhume d'origine virale (les antibiotiques n'agissent que sur les bactéries).
- La réalisation d'une chirurgie pour une petite hernie discale qui ne provoque aucune douleur ni gêne fonctionnelle.
- Le maintien de nombreux médicaments chez une personne très âgée (polypathologie) alors que leurs interactions nuisent à sa qualité de vie.
A ne pas confondre
Le surtraitement est souvent la conséquence d'un surdiagnostic (diagnostiquer une anomalie qui n'aurait jamais rendu le patient malade). Il se distingue de l'acharnement thérapeutique, qui désigne spécifiquement la poursuite de traitements lourds en fin de vie alors qu'il n'y a plus d'espoir de guérison.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) et de nombreuses sociétés savantes promeuvent des campagnes de type « Choisir avec soin » pour limiter les actes inutiles. Le Code de déontologie médicale stipule que le médecin doit limiter ses prescriptions à ce qui est strictement nécessaire.
En pratique
Le débat historique sur le dépistage systématique du cancer de la prostate par le test PSA a mis en lumière le risque de surtraitement : de nombreux hommes ont subi des chirurgies lourdes pour des tumeurs à évolution si lente qu'elles n'auraient jamais causé de symptômes de leur vivant.
Conseil
N'hésitez jamais à poser trois questions à votre médecin : 'Ai-je vraiment besoin de ce test ou de ce traitement ?', 'Quels sont les risques ?', et 'Que se passe-t-il si je ne fais rien ?'. Attention : ce contenu est purement informatif. Ne modifiez ou n'arrêtez jamais un traitement médical sans consulter votre médecin traitant.