- L'hyperuricémie est souvent silencieuse et découverte par hasard lors d'une prise de sang.
- Elle peut être liée à l'alimentation, à la génétique ou au fonctionnement des reins.
- Elle ne nécessite un traitement médicamenteux que dans certains cas précis définis par le médecin.
L'hyperuricémie désigne une quantité trop élevée d'acide urique dans le sang. Si ce surplus n'entraîne pas toujours de symptômes, il peut parfois former des petits cristaux provoquant des douleurs articulaires (goutte) ou des calculs rénaux.
Etymologie
Composé du préfixe grec hyper- (au-dessus, en excès), du mot urique (dérivé du latin urina) et du suffixe -émie (du grec haima, le sang).
Exemples
- Une analyse de sang de routine qui révèle un taux d'acide urique supérieur à 70 mg/L.
- Un patient souffrant d'une crise de goutte au gros orteil suite à une accumulation prolongée d'acide urique.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'hyperuricémie (le signe biologique dans le sang) avec la goutte (la maladie inflammatoire des articulations qu'elle peut provoquer) ou l'uricosurie (le taux d'acide urique dans les urines).
Cadre medical / Recommandations
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de la Société Française de Rhumatologie fixent généralement le seuil de surveillance à 360 µmol/L (60 mg/L), notamment pour les patients ayant déjà fait une crise de goutte.
En pratique
Historiquement surnommée la « maladie des rois », l'hyperuricémie est étudiée depuis l'Antiquité, mais c'est au XIXe siècle que le lien direct entre les cristaux d'urate et la douleur articulaire a été formellement établi.
Conseil
Maintenez une bonne hydratation (au moins 1,5 litre d'eau par jour) et adoptez une alimentation équilibrée. Attention : ce contenu est purement informatif. En cas de taux élevé sur vos analyses ou de douleur articulaire, consultez impérativement un médecin pour une prise en charge adaptée.