- Les symptômes durent plus de quatre semaines après le choc.
- Le patient souffre d'une hypervigilance (état d'alerte permanent).
- Une prise en charge médicale et psychologique est indispensable pour la guérison.
Le syndrome de stress post-traumatique est un trouble psychologique qui survient après avoir vécu ou été témoin d'un événement violent ou effrayant. La personne revit involontairement le traumatisme par des souvenirs ou des cauchemars et cherche à éviter tout ce qui le rappelle.
Etymologie
Le mot syndrome vient du grec sundromê (« réunion, concours »). Stress dérive de l'ancien français estresse (« étroitesse »). Traumatique provient du grec trauma (« blessure »).
Exemples
- Un soldat de retour de zone de guerre qui sursaute violemment au moindre bruit sec.
- Une victime d'accident de la route qui ne peut plus monter dans un véhicule par peur.
- Un témoin d'une agression qui souffre d'insomnies et de flashbacks persistants.
A ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec l'état de stress aigu, qui dure moins d'un mois après l'événement, ni avec le trouble d'adaptation, qui concerne des situations de vie difficiles mais moins violentes.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise la thérapie EMDR ou les thérapies cognitives et comportementales (TCC). Dans le droit français, il peut être reconnu comme accident de service ou maladie professionnelle sous certaines conditions.
En pratique
Ce trouble a longtemps été décrit sous les noms d'« obusite » ou de « névrose de guerre » lors des conflits mondiaux avant d'être officiellement intégré au manuel diagnostique DSM-III en 1980.
Conseil
AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Ne tentez pas de vous auto-diagnostiquer après un choc. Si vous présentez des symptômes d'anxiété, de cauchemars récurrents ou de détresse psychologique, consultez impérativement un médecin ou un psychiatre pour une évaluation personnalisée.