- Instrument historique de saignée mécanique.
- Ancêtre des pompes à vide médicales.
- N'est plus utilisé dans la médecine moderne.
La térabdelle est un ancien instrument médical du XIXe siècle conçu pour remplacer l'usage des sangsues vivantes. Il s'agissait d'une machine pneumatique qui permettait de réaliser des saignées locales ou d'attirer le sang vers la peau à l'aide de ventouses reliées à une pompe.
Etymologie
Issu du grec teras (prodige, monstre ou de taille inhabituelle) et bdella (sangsue). Littéralement, une « sangsue géante » ou « sangsue mécanique ».
Exemples
- Utilisation historique pour traiter les inflammations thoraciques en « dérivant » le sang vers la surface.
- Usage en milieu hospitalier au milieu du XIXe siècle pour pallier la pénurie de sangsues médicinales.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec la ventouse sèche (qui ne retire pas de sang) ou l'hirudothérapie, qui utilise des sangsues biologiques pour leurs enzymes anticoagulantes, contrairement à la térabdelle qui n'agissait que par aspiration mécanique.
En pratique
Inventée par le docteur Damoiseau dans les années 1840, cette machine a marqué une étape dans l'automatisation des soins médicaux, cherchant à rendre la saignée plus « propre » et contrôlable que par l'usage d'animaux.
Conseil
La térabdelle présente un intérêt historique majeur pour comprendre l'évolution des instruments chirurgicaux. Attention : ce contenu est purement informatif. Ne tentez jamais d'utiliser des instruments médicaux anciens ou de pratiquer l'automédication par saignée. Pour tout symptôme, consultez un professionnel de santé.