- Ce sont des substances « étrangères » qui miment nos hormones.
- Elles peuvent être d'origine naturelle (plantes) ou chimique (industrie).
- Une exposition prolongée peut perturber l'équilibre hormonal de l'organisme.
Une xénohormone est une substance étrangère à l'organisme qui, une fois absorbée, agit de la même manière qu'une hormone naturelle. Elle peut imiter, bloquer ou modifier les messages chimiques qui régulent nos fonctions vitales comme la croissance ou la reproduction.
Etymologie
Dérivé du grec ancien xenos (« étranger ») et de hormôn (« exciter », « mettre en mouvement »).
Exemples
- Les phytoestrogènes présents naturellement dans le soja, qui peuvent mimer les hormones féminines.
- Le bisphénol A, un composé chimique utilisé autrefois dans les plastiques, capable d'interférer avec le système endocrinien.
- Certains pesticides ou polluants industriels qui pénètrent dans la chaîne alimentaire.
A ne pas confondre
On distingue les xénohormones des hormones endogènes (produites naturellement par nos propres glandes). Le terme est très proche de celui de perturbateur endocrinien, bien que ce dernier insiste davantage sur l'effet toxique ou néfaste de la substance.
Cadre medical / Recommandations
L'utilisation de nombreuses xénohormones de synthèse est strictement encadrée par la réglementation européenne (REACH) et surveillée par l'ANSES en France afin de limiter l'exposition de la population, particulièrement des femmes enceintes et des jeunes enfants.
En pratique
L'exemple historique majeur est celui du Distilbène (DES), une hormone de synthèse prescrite au XXe siècle pour prévenir les fausses couches, qui a provoqué des anomalies médicales sur plusieurs générations.
Conseil
Pour limiter l'exposition aux xénohormones suspectées d'être nocives, privilégiez une alimentation variée et réduisez l'usage de produits chimiques domestiques. Attention : ce contenu est informatif ; si vous présentez des troubles hormonaux ou des symptômes inexpliqués, consultez impérativement un médecin ou un endocrinologue.