- L'amnésie peut être temporaire (transitoire) ou définitive.
- Elle peut avoir une origine physique (choc, AVC, alcool) ou psychologique (traumatisme).
- Un bilan neurologique et neuropsychologique est indispensable pour en trouver la cause.
L'amnésie est une perte partielle ou totale de la mémoire. Elle peut empêcher une personne de se souvenir de faits passés ou de retenir de nouvelles informations au quotidien.
Etymologie
Vient du grec ancien amnesia, composé du préfixe privatif « a- » (sans) et de « mnêsis » (mémoire), signifiant littéralement « absence de mémoire ».
Exemples
- Une personne incapable de se rappeler son identité après un choc émotionnel (amnésie psychogène).
- Un patient qui oublie une conversation qu'il vient d'avoir il y a cinq minutes après un accident (amnésie antérograde).
- L'oubli des événements survenus juste avant un traumatisme crânien (amnésie rétrograde).
A ne pas confondre
L'amnésie se distingue de l'oubli physiologique, qui est un processus naturel d'élimination des informations inutiles. Elle diffère aussi de la démence (comme la maladie d'Alzheimer), où la perte de mémoire s'accompagne d'un déclin d'autres fonctions intellectuelles (langage, jugement).
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) propose des protocoles spécifiques pour le diagnostic des troubles de la mémoire. Sur le plan médico-légal, une amnésie peut être invoquée pour évaluer l'altération du discernement ou la validité d'un témoignage.
En pratique
Le cas du patient H.M. (Henry Molaison) est célèbre en neurologie : après une opération du cerveau, il ne pouvait plus former de nouveaux souvenirs, permettant aux chercheurs de comprendre le rôle crucial de l'hippocampe dans la mémoire.
Conseil
En cas de perte de mémoire soudaine, de confusion ou d'impossibilité de fixer de nouveaux souvenirs, contactez immédiatement les services d'urgence (15 ou 112). Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas l'avis d'un professionnel de santé.