- Risque de rejet nul : le corps reconnaît ses propres cellules.
- Sécurité : évite les infections transmises par un donneur tiers.
- Limites : nécessite que le patient soit en assez bonne santé pour que ses propres tissus puissent être prélevés.
En médecine, le terme autologue désigne une greffe, une transfusion ou un prélèvement où le donneur et le receveur sont la même personne. On utilise les propres ressources biologiques du patient pour le soigner.
Etymologie
Issu du grec ancien autos (« soi-même ») et logos (« rapport », « relation »). Il désigne ce qui possède une relation d'identité avec soi-même.
Exemples
- La greffe de peau autologue : prélever de la peau saine sur une partie du corps pour couvrir une brûlure sur une autre zone.
- Le don de sang autologue : prélever et stocker le sang d'un patient quelques semaines avant son opération pour lui réinjecter si besoin.
- La greffe de moelle osseuse autologue (autogreffe) : réinjection de ses propres cellules souches après un traitement intensif.
A ne pas confondre
On l'oppose à allogénique (donneur humain différent du receveur) et à xénogénique (provenant d'une espèce différente, comme une valve cardiaque de porc).
Cadre medical / Recommandations
En France, l'utilisation de produits issus du corps humain est strictement encadrée par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l'Établissement français du sang (EFS), garantissant une traçabilité absolue même pour un usage autologue.
En pratique
L'essor des techniques autologues s'est accéléré dans les années 1980 et 1990, notamment pour sécuriser les transfusions sanguines face aux risques de maladies infectieuses transmissibles entre individus.
Conseil
Si vous devez subir une intervention chirurgicale programmée, vous pouvez discuter avec votre chirurgien de l'éventualité d'un don autologue. Important : Ce contenu est purement informatif. Seul votre médecin peut déterminer la stratégie thérapeutique adaptée à votre situation de santé.