- C'est une stratégie de survie extrême.
- La séparation se fait à un endroit précis du corps (zone de rupture) pour limiter l'hémorragie.
- La partie perdue peut souvent, mais pas toujours, se régénérer.
Action pour un être vivant de se séparer volontairement d'une partie de son corps (comme une patte ou la queue) pour échapper à une menace ou un prédateur. C'est un mécanisme de défense réflexe programmé biologiquement.
Etymologie
Issu du grec ancien autos (« soi-même ») et tomê (« coupure »). Le concept a été formalisé à la fin du XIXe siècle par le biologiste belge Léon Fredericq.
Exemples
- Le lézard qui abandonne sa queue entre les dents d'un prédateur pour s'enfuir.
- Le crabe qui se sépare d'une pince si celle-ci est coincée ou blessée.
- Certaines araignées qui perdent une patte pour ne pas être capturées.
A ne pas confondre
À distinguer de l'amputation, qui est généralement subie par un traumatisme extérieur, et de l'automutilation, qui chez l'humain désigne un comportement pathologique lié à une souffrance psychologique et non un réflexe de survie biologique.
En pratique
Les recherches sur l'autotomie animale sont fondamentales dans le domaine de la médecine régénérative, car elles permettent d'étudier comment certains organismes parviennent à reconstruire des membres ou des tissus complexes après les avoir perdus.
Conseil
Ce terme s'applique exclusivement au règne animal. Si vous constatez chez un proche ou vous-même des comportements visant à se blesser volontairement, il est impératif de consulter un médecin ou un psychiatre. Ce contenu est strictement informatif et ne remplace en aucun cas un avis médical professionnel.