- Un matériau biocompatible ne doit pas être toxique ni cancérigène.
- Il doit remplir sa fonction sans déclencher de réaction immunitaire anormale.
- La biocompatibilité dépend de la nature du matériau mais aussi du lieu où il est placé dans le corps.
La biocompatibilité est la capacité d'un matériau (comme un métal, un plastique ou une céramique) à être accepté par le corps humain sans provoquer de réaction de rejet, d'allergie ou de toxicité. C'est ce qui permet à un objet étranger de fonctionner correctement au contact de nos tissus ou de notre sang.
Etymologie
Dérivé du grec bios (la vie) et du latin cum (avec) et pati (souffrir, supporter). Il désigne littéralement la capacité à « supporter la vie » ou à coexister avec elle.
Exemples
- Le titane utilisé pour les implants dentaires car il fusionne bien avec l'os.
- Le silicone utilisé pour certaines sondes ou prothèses.
- Les polymères spécifiques des lentilles de contact qui ne doivent pas irriter l'œil.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la biocompatibilité avec l'histocompatibilité. Cette dernière concerne la compatibilité génétique entre deux personnes (donneur et receveur) lors d'une greffe d'organe pour éviter le rejet immunitaire.
Cadre medical / Recommandations
L'évaluation de la biocompatibilité est strictement encadrée par la norme internationale ISO 10993. Tout dispositif médical doit valider ces tests pour obtenir le marquage CE avant d'être commercialisé.
En pratique
La découverte fortuite de l'ostéointégration par le Pr Brånemark dans les années 1950 a montré que le titane était si biocompatible que l'os adhérait directement à lui, lançant ainsi l'ère moderne de l'implantologie.
Conseil
Si vous devez recevoir une prothèse ou un implant, n'hésitez pas à demander au spécialiste la nature des matériaux utilisés. En cas de douleur, de gonflement persistant ou de réaction cutanée après une pose, consultez votre médecin. Cette fiche est purement informative et ne constitue pas un avis médical.