- Un adjectif médical vieilli signifiant « qui brise les calculs ».
- Désignait autrefois des remèdes naturels ou des eaux minérales.
- Aujourd'hui remplacé par des techniques de pointe (laser, ultrasons).
Se dit d'une substance ou d'un procédé capable de briser ou de dissoudre les calculs, autrefois appelés « pierres », qui se forment dans la vessie ou les voies urinaires.
Etymologie
Issu du latin calculus (petit caillou) et frangere (briser). Le terme souligne l'action mécanique de rupture de la concrétion minérale.
Exemples
- Les eaux thermales de certaines stations étaient autrefois qualifiées de calculifrages dans les guides médicaux du XIXe siècle.
- L'utilisation de plantes médicinales aux propriétés supposées calculifrages pour faciliter l'expulsion des sédiments urinaires.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec litholytique, qui désigne une substance dissolvant chimiquement le calcul, ou avec la lithotritie, qui est l'acte chirurgical moderne utilisant des ondes de choc ou le laser pour pulvériser les calculs.
En pratique
L'évolution de l'urologie au XIXe siècle, notamment avec les travaux de Jean Civiale, a permis de passer de substances « calculifrages » souvent inefficaces à des instruments mécaniques (lithotriteurs) permettant de briser les pierres sans chirurgie ouverte.
Conseil
Si vous souffrez de calculs urinaires, ne vous fiez pas aux remèdes anciens dits calculifrages. Seul un bilan urologique (échographie, scanner) permet de déterminer le traitement adapté (laser, ondes de choc ou médicaments). Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil médical personnalisé.