- Substance issue du cornouiller.
- Ancien remède contre la fièvre et les accès palustres légers.
- Considérée aujourd'hui comme une curiosité historique en pharmacologie.
La cornine est une substance naturelle (un glucoside) extraite de l'écorce et des racines du cornouiller à fleurs. Autrefois, elle était utilisée en médecine pour ses propriétés fébrifuges, c'est-à-dire sa capacité à faire baisser la fièvre, agissant de manière similaire à la quinine.
Etymologie
Dérivé du latin cornu (corne), qui a donné le nom du genre botanique Cornus (le cornouiller), en référence à la dureté caractéristique de son bois. Le suffixe -ine désigne une substance chimique isolée.
Exemples
- Utilisation historique du sulfate de cornine comme tonique amer.
- Extraction de la molécule à partir des racines du Cornus florida pour traiter des états fébriles anciens.
A ne pas confondre
Bien que structurellement et historiquement comparée à la quinine (issue du quinquina), la cornine est moins puissante. Elle est chimiquement identique à la verbénaline, une substance que l'on trouve également dans la verveine.
Cadre medical / Recommandations
La cornine ne figure plus dans les pharmacopées modernes usuelles (ANSM, EMA) comme traitement de référence. Elle relève davantage de l'histoire de la pharmacie ou de la phytothérapie traditionnelle.
En pratique
Durant la guerre de Sécession aux États-Unis, la cornine a connu un regain d'intérêt comme substitut indigène à la quinine, dont l'approvisionnement était alors bloqué pour les États du Sud.
Conseil
L'utilisation de plantes pour se soigner n'est pas sans danger. La cornine étant un principe actif puissant, ne tentez jamais d'auto-médication à base d'extraits de cornouiller. Attention : ce contenu est informatif ; seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic et prescrire un traitement adapté.