- Les lésions peuvent être respiratoires (poumons), cutanées (brûlures) ou oculaires.
- Il existe des effets immédiats et des séquelles à très long terme (problèmes respiratoires chroniques).
- La prise en charge nécessite souvent une décontamination d'urgence.
Désigne une personne qui présente des lésions physiques ou une intoxication après avoir été exposée à des gaz toxiques. Ce terme est historiquement lié aux victimes des gaz de combat, mais peut aussi s'appliquer lors d'accidents industriels graves.
Etymologie
Vient du mot « gaz », terme créé au XVIIe siècle par le chimiste Jean-Baptiste Van Helmont à partir du mot grec chaos (le vide, l'espace informe), pour désigner les substances aériformes.
Exemples
- Une soldate gazée à l'ypérite (gaz moutarde) lors d'un conflit.
- Une victime gazée accidentellement par des émanations de chlore dans une usine chimique.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'asphyxie (manque d'oxygène pur) ou l'intoxication au monoxyde de carbone. Le terme « gazée » implique généralement l'action d'un agent chimique irritant, vésicant (qui brûle la peau) ou neurotoxique utilisé de manière agressive ou accidentelle.
Cadre medical / Recommandations
L'usage des gaz toxiques est régi par le Protocole de Genève de 1925 et la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (1993). En France, les victimes de guerre gazées bénéficient de régimes d'invalidité spécifiques gérés par l'ONACVG.
En pratique
Historiquement, l'utilisation massive du gaz chloré à Ypres en 1915 a conduit à la création de structures médicales spécialisées pour traiter les milliers de soldats « gazés » de la Grande Guerre.
Conseil
En cas d'exposition suspectée à un gaz toxique, il faut immédiatement s'éloigner de la zone, retirer ses vêtements (qui fixent les résidus) et laver abondamment la peau et les yeux à l'eau claire. Attention : Ce contenu est purement informatif. En cas d'urgence ou de symptômes, contactez immédiatement le 15, le 112 ou un centre antipoison.