- Mouvement limité à un seul plan (flexion/extension).
- Grande stabilité mécanique grâce à la forme des surfaces osseuses.
- Nécessite des ligaments latéraux solides pour éviter les déviations.
Qualifie une articulation qui fonctionne sur le modèle d'une charnière de porte. Elle ne permet des mouvements que dans un seul axe, principalement pour plier (flexion) ou tendre (extension) un membre ou un segment du corps.
Etymologie
Vient du grec ancien ginglymos, signifiant « charnière » ou « gond ». Ce terme décrit l'analogie mécanique entre l'os et un pivot technique.
Exemples
- L'articulation du coude (entre l'humérus et l'ulna), permettant de replier l'avant-bras.
- Les articulations interphalangiennes, qui permettent de plier et tendre les doigts.
- L'articulation de la cheville (talocrurale).
A ne pas confondre
On utilise plus souvent aujourd'hui le terme trochléen pour désigner ce type d'articulation. Il se distingue de l'articulation trochoïde (qui permet une rotation, comme le haut du cou) et de l'énarthrose (qui permet des mouvements circulaires complets, comme l'épaule).
En pratique
La compréhension biomécanique des articulations ginglymoïdales a été fondamentale pour le développement des premières prothèses de membres au XXe siècle, visant à reproduire fidèlement le mouvement de charnière naturel sans créer d'instabilité latérale.
Conseil
Pour préserver vos articulations de type charnière, évitez les mouvements de torsion brusques qui sollicitent les ligaments latéraux de manière anormale. En cas de raideur persistante ou de perte d'amplitude, il est recommandé de consulter un médecin ou un kinésithérapeute. Ces informations sont données à titre indicatif et ne constituent pas un avis médical.