- C'est la tolérance du sang vis-à-vis d'un corps étranger.
- Indispensable pour éviter les caillots et les AVC liés aux implants.
- Critère majeur de sécurité pour les prothèses cardiaques et vasculaires.
L'hémocompatibilité est la capacité d'un matériau ou d'un dispositif médical à être en contact avec le sang sans provoquer de réactions nocives. Un matériau hémocompatible ne doit ni déclencher la formation de caillots sanguins (thrombose), ni endommager les cellules du sang comme les globules rouges.
Etymologie
Composé du grec ancien haïma (« sang ») et du mot « compatibilité », issu du latin compati (« souffrir avec », au sens de s'accorder avec).
Exemples
- Les stents utilisés pour déboucher les artères du cœur.
- Les valves cardiaques artificielles.
- Les membranes et tuyaux utilisés lors d'une dialyse ou d'une circulation extracorporelle.
- Les cathéters insérés dans les veines pour administrer des soins.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec la biocompatibilité, qui est un terme plus large désignant la capacité d'un matériau à être toléré par l'ensemble de l'organisme (tissus, muscles, os), alors que l'hémocompatibilité cible spécifiquement les interactions avec le sang.
Cadre medical / Recommandations
L'évaluation de l'hémocompatibilité des dispositifs médicaux est strictement encadrée par la norme internationale ISO 10993-4, qui définit les tests obligatoires avant toute mise sur le marché.
En pratique
L'histoire de la chirurgie cardiaque a été marquée par la recherche de matériaux limitant l'hémolyse (destruction des globules rouges), menant au développement de matériaux innovants comme le carbone pyrolytique pour les valves cardiaques dès les années 1960.
Conseil
Si vous portez un dispositif implanté (stent, valve), le respect scrupuleux de votre traitement fluidifiant le sang est essentiel pour compenser les limites de l'hémocompatibilité du matériau. Avertissement : Ce contenu est informatif ; seul un médecin peut évaluer votre situation clinique et adapter votre prise en charge.