- C'est un terme historique qui n'est plus utilisé dans le diagnostic moderne.
- Les symptômes sont réels et non simulés, même si la cause n'est pas neurologique.
- Le diagnostic nécessite une collaboration entre un neurologue et un psychiatre.
L'hystéroépilepsie est un terme ancien qui désignait des crises ressemblant à des crises d'épilepsie, mais dont l'origine est psychologique et non neurologique. Aujourd'hui, les médecins utilisent plutôt le terme de crises non épileptiques psychogènes (CNEP).
Etymologie
Vient du grec hystera (utérus) et epilepsia (saisie/attaque). Ce terme reflète l'ancienne croyance médicale du XIXe siècle qui liait certains troubles nerveux à l'utérus, une conception aujourd'hui totalement abandonnée.
Exemples
- Une personne présentant des mouvements convulsifs impressionnants lors d'un choc émotionnel intense.
- Des crises de tremblements prolongées qui ne sont pas calmées par les traitements classiques de l'épilepsie.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'hystéroépilepsie (origine psychologique) avec l'épilepsie vraie, qui est due à une activité électrique anormale dans le cerveau. Dans l'hystéroépilepsie, l'électroencéphalogramme (EEG) réalisé pendant la crise reste normal.
Cadre medical / Recommandations
Le terme n'apparaît plus dans les classifications modernes (DSM-5 ou CIM-11). Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) portent désormais sur les Troubles à Symptomatologie Neurologique Fonctionnelle.
En pratique
Ce terme est indissociable des travaux de Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à la fin du XIXe siècle, qui étudiait ces crises spectaculaires lors de ses célèbres leçons cliniques.
Conseil
Si vous êtes témoin d'une crise, protégez la personne contre les chutes et contactez les secours. Ce contenu est informatif : seul un médecin peut poser un diagnostic après des examens approfondis. Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical.