- La iatrogénie peut survenir malgré le respect des règles de soins.
- La prise simultanée de nombreux médicaments (polymédication) augmente significativement ce risque.
- Une communication claire avec son médecin permet de limiter et de détecter ces effets précocement.
La iatrogénie désigne l'ensemble des conséquences néfastes ou des effets indésirables qui résultent d'un acte médical ou de la prise d'un traitement. Cela inclut aussi bien les effets secondaires connus d'un médicament que les complications après une chirurgie ou une erreur de diagnostic.
Etymologie
Vient du grec iatros (« médecin ») et gennan (« produire » ou « engendrer »). Littéralement, il s'agit de ce qui est « créé par le médecin ».
Exemples
- Une allergie cutanée après la prise d'un antibiotique.
- Une infection contractée à l'hôpital après une intervention (infection nosocomiale).
- Une chute chez une personne âgée provoquée par un médicament somnifère.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre iatrogénie et erreur médicale : la iatrogénie englobe tous les risques liés aux soins, y compris ceux qui sont inévitables malgré une pratique correcte, alors que l'erreur implique une faute ou une négligence.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'ANSM pilotent des plans de prévention de la iatrogénie médicamenteuse, particulièrement chez les sujets âgés. La loi Kouchner du 4 mars 2002 encadre l'indemnisation des victimes d'accidents médicaux.
En pratique
L'évolution de la jurisprudence française a conduit à la reconnaissance de l'aléa thérapeutique, permettant d'indemniser des patients subissant des dommages graves même en l'absence de faute prouvée du médecin.
Conseil
Signalez systématiquement à votre médecin tous les médicaments que vous prenez, y compris ceux en vente libre ou les compléments alimentaires. Ne modifiez jamais votre traitement sans avis médical. Avertissement : Ce contenu est informatif ; seul un professionnel de santé peut évaluer vos symptômes et vos traitements.