- C'est un liquide de plaie fluide, moins épais que le pus.
- Sa présence signale souvent une cicatrisation difficile ou une infection chronique.
- Il nécessite un examen médical pour vérifier l'état de la plaie.
L'ichor est un liquide fluide qui s'écoule d'une plaie ou d'un ulcère en cours d'inflammation. Contrairement au pus habituel, il est aqueux, souvent mêlé de sang et peut présenter un aspect irritant pour la peau.
Etymologie
Vient du grec ancien ikhôr, qui désignait dans la mythologie le liquide pur circulant dans les veines des dieux à la place du sang. Le terme a ensuite été détourné en médecine pour désigner un liquide pathologique de mauvaise qualité.
Exemples
- Écoulement aqueux et rosâtre observé sur un ulcère de jambe ancien.
- Liquide s'échappant d'une plaie de lit (escarre) dont les tissus peinent à se régénérer.
A ne pas confondre
On le distingue du pus classique, qui est plus épais, opaque et crémeux. On le distingue aussi de la sanie, terme souvent utilisé pour désigner un écoulement encore plus épais, grisâtre et très malodorant lié à la décomposition des tissus.
En pratique
Dans la médecine antique (Hippocrate, Galien), l'ichor était considéré comme l'une des substances résultant d'un déséquilibre des humeurs du corps. Il a été utilisé pendant des siècles pour décrire les plaies qui ne produisaient pas un "bon pus" (le pus bonum et laudabile), signe alors recherché d'une guérison prochaine.
Conseil
En cas d'écoulement suspect sur une plaie, ne pratiquez pas d'automédication. Nettoyez la zone au sérum physiologique et couvrez-la d'un pansement propre en attendant l'avis d'un professionnel de santé. Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical.