- L'immunotolérance est une absence de réaction ciblée, pas une baisse globale d'immunité.
- Elle est essentielle pour éviter que le corps ne s'attaque à ses propres organes.
- Elle peut être utilisée de façon thérapeutique pour soigner des allergies sévères.
Se dit d'un organisme dont le système de défense (système immunitaire) ne réagit pas contre une substance ou un microbe spécifique. Au lieu d'attaquer l'intrus, le corps l'accepte et le laisse présent sans déclencher de combat immunitaire.
Etymologie
Issu du latin immunis (« exempt de charge ») et de tolerare (« supporter »). Le terme illustre la capacité biologique à supporter la présence d'un corps étranger sans essayer de s'en protéger.
Exemples
- La tolérance naturelle du corps d'une femme enceinte envers le fœtus pour éviter son rejet.
- La phase initiale de l'hépatite B chez l'enfant, où le virus est présent mais non attaqué par l'organisme.
- Le mécanisme de désensibilisation chez une personne allergique pour qu'elle devienne tolérante au pollen ou aux acariens.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'immunotolérance avec l'immunodépression. Dans l'immunodépression, les défenses sont globalement affaiblies par une maladie ou un traitement. Dans l'immunotolérance, le système immunitaire fonctionne normalement mais choisit spécifiquement d'ignorer une cible précise.
Cadre medical / Recommandations
Ce concept est au cœur des protocoles de recherche sur les greffes d'organes et les maladies auto-immunes suivis par l'ANSM et la Haute Autorité de Santé (HAS) pour limiter l'usage des médicaments antirejet.
En pratique
Les travaux de Peter Medawar et Frank Macfarlane Burnet sur l'immunotolérance acquise ont été récompensés par le prix Nobel de médecine en 1960. Ils ont démontré que le corps peut apprendre à ne pas rejeter des tissus étrangers s'il y est exposé très tôt.
Conseil
AVERTISSEMENT MÉDICAL : Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Si vous avez des questions sur vos défenses immunitaires ou vos résultats de prise de sang, consultez votre médecin traitant ou un immunologue pour un diagnostic personnalisé.