- Concerne le transfert de tissus ou d'organes entre espèces distinctes.
- Nécessite souvent des modifications génétiques de l'animal donneur pour limiter le rejet.
- Représente un espoir majeur pour la médecine de transplantation malgré des défis éthiques.
L'adjectif xénoplastique qualifie une greffe réalisée entre deux êtres vivants appartenant à des espèces différentes. Par exemple, l'implantation d'un tissu d'origine animale chez un être humain est une procédure xénoplastique.
Etymologie
Vient du grec ancien xenos (« étranger ») et de plastikos (« relatif au modelage » ou à la chirurgie réparatrice).
Exemples
- La transplantation d'une valve cardiaque de porc chez un patient humain.
- L'utilisation expérimentale de peau de poisson (comme le tilapia) pour soigner des brûlures graves chez l'homme.
A ne pas confondre
On le distingue de la greffe autoplastique (le donneur est le receveur), de la greffe isoplastique (entre jumeaux identiques) et de la greffe alloplastique ou homoplastique (entre deux individus de la même espèce).
Cadre medical / Recommandations
En France, la xénogreffe est strictement encadrée par les lois de bioéthique. Elle nécessite des autorisations spéciales de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en raison des risques de rejet et de transmission de virus animaux (zoonoses).
En pratique
L'année 2022 a marqué un tournant historique avec la première transplantation mondiale d'un cœur de porc génétiquement modifié sur un patient humain aux États-Unis, ouvrant de nouvelles perspectives pour pallier la pénurie d'organes.
Conseil
La recherche sur les greffes xénoplastiques est complexe. Si vous êtes concerné par une attente de greffe, discutez des options thérapeutiques validées avec votre équipe médicale. Avertissement : Ce contenu est informatif ; seul un médecin peut poser un diagnostic ou proposer un traitement adapté.