- Elles ne surviennent que si le système immunitaire est défaillant.
- Les germes responsables sont souvent déjà présents dans notre environnement ou notre corps.
- Leur apparition impose une consultation médicale urgente pour identifier la cause de la baisse d'immunité.
Une infection opportuniste est une maladie causée par des microbes qui ne sont normalement pas dangereux pour les personnes en bonne santé. Ces germes profitent d'un affaiblissement des défenses immunitaires (par une maladie ou un traitement) pour se multiplier et rendre le patient malade.
Etymologie
Le mot « infection » vient du latin infectio (teinture, souillure). « Opportuniste » dérive du latin opportunitas, désignant ici un microbe qui saisit une « opportunité » (la faiblesse du corps) pour attaquer.
Exemples
- La pneumocystose, une infection des poumons rare chez les sujets sains mais grave chez les personnes immunodéprimées.
- La candidose (muguet buccal) qui se développe massivement suite à une chimiothérapie.
- Le cytomégalovirus (CMV) qui peut causer des troubles de la vision ou des poumons chez les greffés.
A ne pas confondre
Il faut la distinguer de l'infection pathogène primaire, qui peut rendre malade n'importe quelle personne, même avec un système immunitaire très solide (comme la grippe ou la varicelle).
Cadre medical / Recommandations
Les autorités de santé, comme la HAS en France, définissent des protocoles de prophylaxie (traitements préventifs) obligatoires ou recommandés pour les patients dont l'immunité est compromise (VIH, greffes, cancers).
En pratique
C'est l'observation groupée d'infections opportunistes rares (comme le sarcome de Kaposi) au début des années 1980 qui a permis aux médecins de découvrir l'existence du virus du SIDA.
Conseil
Si vous suivez un traitement lourd (chimiothérapie, immunosuppresseurs) ou si vous avez une maladie chronique affaiblissant vos défenses, surveillez tout signe inhabituel comme une fièvre persistante ou une fatigue extrême. Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation. Contactez toujours votre médecin référent en cas de doute.