- Désigne une femme médecin durant la période médiévale.
- Pratique souvent basée sur l'herboristerie et l'observation clinique.
- Témoigne de la présence historique des femmes dans les soins de santé bien avant l'époque moderne.
Terme ancien utilisé au Moyen Âge pour désigner une femme exerçant la médecine. Il s'agit du féminin de « médecin », à une époque où les femmes soignaient et pratiquaient la chirurgie avant d'en être progressivement exclues par les universités.
Etymologie
Dérivé du vieux français « médecin », issu du latin medicus (celui qui guérit). La forme féminine « médecienne » (ou parfois « médica ») était courante avant la masculinisation systématique des titres professionnels.
Exemples
- Jacqueline Félicie (Jacoba Félicié), célèbre médecienne du XIVe siècle jugée à Paris pour avoir exercé sans diplôme universitaire.
- L'usage de plantes médicinales et d'onguents par les médeciennes pour traiter les plaies de guerre ou les maladies épidémiques.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec la sage-femme (ou matrone), dont l'activité était strictement limitée aux accouchements. La médecienne avait un champ d'action plus large, incluant le diagnostic de maladies internes et la petite chirurgie.
Cadre medical / Recommandations
Historiquement, le métier a été encadré puis interdit aux femmes par les statuts de la Faculté de Médecine de Paris au XIIIe et XIVe siècles, réservant l'exercice aux seuls hommes détenteurs d'un grade universitaire.
En pratique
Le procès de 1322 intenté par la Faculté de Médecine de Paris contre Jacoba Félicié est emblématique : malgré les témoignages de patients guéris, elle fut condamnée car elle exerçait la médecine sans avoir suivi le cursus universitaire, alors interdit aux femmes.
Conseil
Ce terme appartient à l'histoire de la médecine. Pour tout problème de santé actuel, il est impératif de consulter un médecin inscrit à l'Ordre des médecins. Ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale personnalisée.