- Désigne une anomalie qui survient seule.
- Absence d'autres malformations associées.
- Peut tout de même avoir une origine génétique.
Se dit d'une maladie ou d'une anomalie qui apparaît de façon isolée, sans être accompagnée d'autres symptômes ou malformations dans d'autres parties du corps.
Etymologie
Composé du préfixe latin non (négation) et du grec sundromē (réunion de signes, littéralement « courir ensemble »). Le terme désigne donc ce qui ne se présente pas en groupe.
Exemples
- Surdité non syndromique : une perte d'audition qui n'est associée à aucune autre anomalie (ni cardiaque, ni rénale, ni visuelle).
- Fente labiale non syndromique : une malformation de la lèvre qui survient seule, sans s'intégrer dans une maladie génétique plus complexe touchant d'autres organes.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec le terme syndromique. Dans une forme syndromique, plusieurs symptômes touchent différents organes mais ont une cause commune (souvent génétique). Dans une forme non syndromique, l'atteinte est unique et localisée.
Cadre medical / Recommandations
Les protocoles de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l'Agence de la biomédecine encadrent le recours aux tests génétiques pour distinguer ces deux formes, ce qui est crucial pour le conseil génétique aux familles.
En pratique
La découverte du gène de la Connexine 26 a été une étape majeure : elle a permis de prouver que de nombreuses surdités étaient d'origine génétique bien qu'elles soient parfaitement isolées (non syndromiques).
Conseil
Si un médecin parle d'une atteinte « non syndromique », il est important de confirmer ce caractère isolé par un examen clinique complet. Ce contenu est purement informatif : consultez toujours un professionnel de santé ou un généticien pour obtenir un avis personnalisé.