- Les symptômes sont cycliques et prévisibles par rapport au calendrier des règles.
- L'intensité varie d'une simple gêne à un handicap quotidien réel.
- Le suivi des symptômes sur plusieurs mois est la clé pour confirmer le diagnostic avec un professionnel.
Le syndrome prémenstruel (SPM) est un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui surviennent quelques jours avant les règles. Ces troubles disparaissent généralement dès le début des menstruations ou dans les jours qui suivent.
Etymologie
Le mot « syndrome » vient du grec syndromē (concours, réunion de symptômes). « Prémenstruel » est formé du latin prae (avant) et menstruus (mensuel, relatif aux règles).
Exemples
- Une sensation de gonflement abdominal et une sensibilité des seins débutant cinq jours avant les règles.
- Des sautes d'humeur, une fatigue intense ou des maux de tête qui s'estompent dès l'apparition du flux menstruel.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le SPM avec la dysménorrhée, qui désigne les douleurs survenant pendant les règles. Il faut aussi le distinguer du trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), une forme beaucoup plus sévère et rare qui impacte gravement la vie psychologique et sociale.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'ANSM encadrent les traitements hormonaux ou non hormonaux pouvant être prescrits. Le diagnostic repose essentiellement sur l'interrogatoire clinique et la tenue d'un calendrier des symptômes par la patiente.
En pratique
Le concept a été décrit pour la première fois de manière scientifique en 1931 par le Dr Robert Frank sous le nom de « tension prémenstruelle ». Dans l'histoire judiciaire de certains pays anglo-saxons, le SPM sévère a parfois été utilisé comme argument de défense pour expliquer des altérations du discernement, bien que cela reste très controversé.
Conseil
Une bonne hygiène de vie (sommeil régulier, réduction du sel, de la caféine et de l'alcool) peut atténuer les symptômes. AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Ne prenez aucun traitement sans l'avis de votre médecin ou de votre gynécologue.