- Désigne l'ancienne chirurgie des calculs de la vessie.
- Un terme aujourd'hui historique et remplacé par des techniques modernes.
- C'était une opération redoutée avant l'invention de l'anesthésie et de l'antisepsie.
Dans le langage médical ancien, « tailler » signifie pratiquer une intervention chirurgicale pour extraire des calculs (appelés aussi pierres) situés dans la vessie. C'est l'ancêtre des opérations urologiques modernes.
Etymologie
Vient du bas latin taliare, signifiant « couper ». Le terme a évolué pour désigner spécifiquement l'incision pratiquée par les chirurgiens (les « tailleurs ») pour accéder à la vessie.
Exemples
- Un chirurgien du XVIIe siècle qui s'apprête à tailler un patient atteint de la « maladie de la pierre ».
- L'action de tailler par la méthode du « grand appareil » (utilisation de plusieurs instruments chirurgicaux).
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre « tailler » avec la lithotripsie moderne, qui permet de briser les calculs par ondes de choc sans ouvrir le corps, ni avec la cystoscopie, qui consiste à regarder à l'intérieur de la vessie par les voies naturelles.
En pratique
L'histoire de la médecine retient des personnages célèbres comme Frère Jacques Baulot, un moine voyageur du XVIIe siècle connu pour avoir « taillé » des milliers de personnes avec une technique empirique avant que l'acte ne devienne strictement médical.
Conseil
Ce terme est purement historique. De nos jours, la prévention des calculs urinaires repose essentiellement sur une hydratation suffisante (boire au moins 1,5 à 2 litres d'eau par jour). Avertissement : ce contenu est informatif. Si vous suspectez la présence de calculs urinaires, consultez impérativement un médecin ou un urologue.