- C'est un marqueur biologique de l'étanchéité de la barrière hémato-encéphalique.
- Un taux élevé indique souvent une inflammation, une infection ou une compression nerveuse.
- Ce test nécessite une ponction lombaire effectuée en milieu médical.
L'albuminorachie désigne la quantité d'albumine (une protéine importante du sang) présente dans le liquide céphalo-rachidien, celui qui entoure le cerveau et la moelle épinière. En temps normal, cette quantité est très faible ; son augmentation peut signaler une inflammation ou une infection.
Etymologie
Vient du latin albus (« blanc »), en référence à la couleur de la protéine d'œuf, et du grec rhakhis (« colonne vertébrale »).
Exemples
- Analyse biologique après une ponction lombaire pour diagnostiquer une méningite.
- Surveillance d'une maladie neurologique inflammatoire comme la sclérose en plaques.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'albuminorachie avec la protéinorachie. La protéinorachie mesure l'ensemble des protéines dans le liquide, tandis que l'albuminorachie se concentre spécifiquement sur l'albumine, permettant de mieux évaluer l'état de la barrière protectrice entre le sang et le cerveau.
Cadre medical / Recommandations
L'interprétation des résultats doit être réalisée par un médecin ou un biologiste médical en suivant les valeurs de référence établies par les laboratoires et les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS).
En pratique
La mesure de l'albuminorachie est historique dans la description de la dissociation albumino-cytologique (augmentation de l'albumine sans augmentation des cellules), signe caractéristique du syndrome de Guillain-Barré identifié au début du XXe siècle.
Conseil
AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. L'interprétation d'un résultat d'albuminorachie est complexe et dépend de nombreux autres facteurs biologiques. Il est impératif de consulter votre neurologue ou votre médecin traitant pour toute question relative à vos examens. Ne tentez pas d'interpréter seul vos résultats d'analyses.