- C'est un mode de régulation de l'activité biologique « à distance ».
- Cela implique un changement de forme de la protéine.
- C'est essentiel pour que le corps s'adapte en permanence à ses besoins (énergie, oxygène).
L'allostérie est un mécanisme de réglage naturel des protéines dans notre corps. C'est comme un interrupteur à distance : lorsqu'une molécule se fixe sur une partie d'une protéine, elle modifie la forme d'une autre partie située plus loin, ce qui active ou ralentit son activité.
Etymologie
Vient du grec allos (autre) et stereos (espace ou forme). Le terme a été créé dans les années 1960 par les chercheurs français Jacques Monod et François Jacob pour décrire ce changement de forme à distance.
Exemples
- L'hémoglobine : Quand une première molécule d'oxygène se fixe sur l'hémoglobine dans le sang, elle change de forme pour aider les autres molécules d'oxygène à s'accrocher plus facilement.
- Les benzodiazépines : Ces médicaments contre l'anxiété se fixent sur un site allostérique d'un récepteur du cerveau pour augmenter l'effet naturel d'apaisement sans prendre la place de la molécule d'origine.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'allostérie avec l'inhibition compétitive. Dans l'inhibition compétitive, deux molécules se battent pour la même place. Dans l'allostérie, la molécule régulatrice se fixe sur sa propre place, différente de la place principale.
En pratique
La découverte de l'allostérie a valu le prix Nobel de médecine en 1965 à Jacques Monod, François Jacob et André Lwoff. C'est considéré comme l'un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire moderne.
Conseil
Comprendre l'allostérie aide à saisir comment des doses infimes de médicaments ou d'hormones peuvent avoir des effets puissants sur l'organisme. Attention : Ce contenu est purement informatif. Ne modifiez jamais un traitement médical sans l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.