- C'est un état temporaire, totalement réversible et contrôlé par des spécialistes.
- Elle repose sur trois piliers : l'endormissement (hypnose), la suppression de la douleur (analgésie) et parfois le relâchement musculaire (curarisation).
- La sécurité est assurée par une surveillance constante des fonctions vitales (cœur, tension, respiration).
L'anesthésie générale est un état comparable à un sommeil très profond, provoqué par des médicaments. Elle permet de réaliser des interventions médicales ou chirurgicales sans que le patient ne ressente de douleur et sans qu'il garde de souvenir de l'opération.
Etymologie
Vient du grec ancien an- (privé de) et aisthêsis (sensation). Le terme signifie littéralement la perte de la faculté de sentir.
Exemples
- Une opération de l'appendicite nécessitant un relâchement musculaire complet.
- Une chirurgie cardiaque où le patient doit être totalement inconscient et assisté par une machine pour respirer.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'anesthésie locorégionale (péridurale, rachianesthésie) qui ne paralyse et n'endort qu'une partie précise du corps, ou la sédation qui est un sommeil léger sans perte de conscience totale.
Cadre medical / Recommandations
En France, la consultation pré-anesthésique est une obligation légale (décret de 1994) devant être réalisée plusieurs jours avant toute intervention programmée. L'anesthésie doit obligatoirement être pratiquée ou supervisée par un médecin anesthésiste-réanimateur.
En pratique
Le 16 octobre 1846 est considéré comme une date historique : William Morton réalisa à Boston la première démonstration publique réussie de l'anesthésie à l'éther, mettant fin aux interventions chirurgicales pratiquées à vif.
Conseil
Signalez toujours vos allergies et vos traitements habituels lors de la consultation. Respectez scrupuleusement les consignes d'arrêt du tabac et de jeûne. Important : ce contenu est informatif ; pour toute question sur une intervention à venir, consultez impérativement votre médecin anesthésiste.