- Désigne une adaptation biologique d'un organisme vers l'être humain.
- Les espèces anthropophiles sont souvent impliquées dans la transmission de maladies infectieuses.
- Comprendre ce caractère aide les scientifiques à limiter les épidémies en ciblant mieux les modes de transmission.
Se dit d'un être vivant (comme un insecte, un champignon ou un parasite) qui montre une préférence marquée pour les êtres humains ou pour les lieux où ils vivent. Ces espèces se sont souvent adaptées pour se nourrir ou se reproduire au contact de l'homme.
Etymologie
Vient du grec ancien ánthrōpos (« être humain ») et phílos (« qui aime »). Ce terme signifie littéralement qui « aime l'homme ».
Exemples
- Le moustique Anopheles gambiae, vecteur du paludisme, qui pique préférentiellement l'humain plutôt que les animaux.
- Les punaises de lit, qui s'installent dans nos habitations pour se nourrir de sang humain.
- Certains champignons dermatophytes qui causent des mycoses et se transmettent exclusivement d'une personne à l'autre.
A ne pas confondre
Il faut distinguer l'espèce anthropophile (qui préfère l'humain) de l'espèce zoophile (qui préfère les animaux). On utilise aussi parfois le terme synanthrope pour désigner des animaux sauvages qui vivent près de nous (comme les pigeons ou les rats) sans être pour autant des parasites directs.
Cadre medical / Recommandations
La lutte contre les espèces anthropophiles porteuses de maladies (vecteurs) fait l'objet de plans de surveillance nationaux coordonnés par les agences régionales de santé (ARS).
Conseil
Pour limiter l'impact des espèces anthropophiles (parasites ou insectes), maintenez une bonne hygiène des locaux et protégez-vous des piqûres en zone à risque. Important : ce contenu est informatif ; seul un médecin peut poser un diagnostic et prescrire un traitement en cas d'infection ou de piqûre.