- C'est une technique de préservation de la fertilité.
- Le succès d'une grossesse ultérieure n'est jamais garanti à 100 %.
- Le prélèvement nécessite une procédure médicale et, pour les femmes, une stimulation hormonale.
L'autoconservation des gamètes est une technique médicale qui permet de prélever et de congeler ses propres cellules reproductrices (ovocytes pour les femmes, spermatozoïdes pour les hommes). L'objectif est de les conserver à très basse température pour pouvoir les utiliser plus tard dans le cadre d'un projet de grossesse.
Etymologie
Issu du grec autos (soi-même), du latin conservatio (action de garder) et du grec gametēs (époux), terme utilisé en biologie pour désigner les cellules sexuelles.
Exemples
- Une femme de 30 ans qui souhaite congeler ses ovocytes car elle n'a pas de projet parental immédiat (autoconservation sociétale).
- Un patient devant débuter un traitement contre un cancer pouvant rendre stérile (autoconservation médicale).
- Un homme pratiquant un sport à haut risque de traumatisme testiculaire.
A ne pas confondre
Il ne faut pas la confondre avec le don de gamètes, où les cellules sont destinées à une autre personne. Elle se distingue aussi de la cryopréservation d'embryons, qui concerne des ovocytes déjà fécondés par un spermatozoïde.
Cadre medical / Recommandations
En France, la loi de bioéthique de 2021 a ouvert l'autoconservation sans motif médical. Elle est encadrée par des limites d'âge (29 à 37 ans pour les femmes, jusqu'à 45 ans pour les hommes) et doit être réalisée dans des centres agréés.
En pratique
L'essor de cette pratique est lié à la découverte de la vitrification (congélation ultra-rapide) au début des années 2000, qui a permis de conserver les ovocytes sans que les cristaux de glace ne détruisent leurs parois fragiles.
Conseil
Si vous envisagez cette démarche, parlez-en précocement à votre gynécologue ou à un médecin en centre de reproduction. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale personnalisée.