- C'est le signal de terminaison de la synthèse d'une protéine.
- Il en existe trois types différents (UAA, UAG, UGA).
- Une anomalie sur ces codons peut entraîner des maladies génétiques.
Un codon d’arrêt est un signal biologique qui indique à la cellule la fin de la fabrication d'une protéine. C’est comme le point final à la fin d'une phrase dans le manuel d'instruction de notre corps (l'ADN).
Etymologie
Le mot codon vient de « code », désignant l'unité de base du code génétique. Les noms historiques (ocre, ambre, opale) proviennent de surnoms donnés par des chercheurs en génétique lors de leurs découvertes en laboratoire au milieu du XXe siècle.
Exemples
- Lors de la fabrication de l'hémoglobine, un codon d'arrêt indique précisément où la chaîne doit s'arrêter pour être fonctionnelle.
- Une mutation créant un codon d'arrêt prématuré peut provoquer une maladie, car la protéine sera trop courte pour fonctionner (cas de certaines formes de mucoviscidose).
A ne pas confondre
Ne pas confondre avec le codon d'initiation (ou codon de départ), qui marque le début de la lecture d'un gène. On le distingue aussi de l'anticodon, qui est la pièce de puzzle correspondante située sur l'ARN de transfert.
En pratique
La découverte du code génétique et des codons d'arrêt dans les années 1960 a valu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1968 à Marshall Nirenberg, Har Gobind Khorana et Robert Holley.
Conseil
La compréhension des codons d'arrêt est essentielle en thérapie génique moderne, où l'on cherche parfois à « sauter » un codon d'arrêt accidentel. Attention : ces informations sont d'ordre scientifique général. Pour toute interprétation d'un examen génétique ou d'un diagnostic médical, consultez impérativement un médecin généticien.