- Le mensonge est compulsif et devient un mode de vie.
- Le sujet cherche avant tout à exister dans le regard de l'autre.
- Une prise en charge psychiatrique est indispensable pour traiter la souffrance sous-jacente.
La mythomanie est un trouble du comportement qui pousse une personne à mentir de façon répétée et compulsive. Le mythomane construit des récits imaginaires, souvent pour se mettre en valeur ou attirer la sympathie, au point de finir parfois par croire à ses propres inventions.
Etymologie
Vient du grec mythos (« fable », « récit ») et mania (« folie », « passion excessive »). Le terme a été popularisé en psychiatrie française par Ernest Dupré en 1905.
Exemples
- S'inventer une carrière professionnelle prestigieuse ou des diplômes inexistants pour briller en société.
- Prétendre souffrir d'une maladie grave ou avoir subi un drame personnel pour attirer l'attention et la compassion.
- Construire des histoires complexes impliquant des personnalités célèbres ou des services secrets.
A ne pas confondre
À la différence du menteur "classique" qui ment pour obtenir un gain matériel ou éviter une punition, le mythomane ment pour combler un vide narcissique, sans but utilitaire immédiat. On la distingue aussi du délire (lié à la psychose) car le mythomane peut, s'il est mis face à ses contradictions, admettre partiellement la réalité, même s'il s'en détourne vite.
Cadre medical / Recommandations
La mythomanie n'est pas répertoriée comme une pathologie isolée dans les classifications internationales actuelles (DSM-5). Elle est souvent considérée comme un symptôme d'autres troubles de la personnalité (histrionique, narcissique ou borderline).
En pratique
L'affaire Jean-Claude Romand reste le cas historique le plus célèbre en France : cet homme a menti pendant près de 20 ans à ses proches en se faisant passer pour un médecin chercheur à l'OMS, avant de commettre un quintuple meurtre lorsque la vérité menaçait d'éclater.
Conseil
Face à un proche mythomane, évitez la confrontation brutale ou l'humiliation publique qui renforcent souvent le besoin de fuir dans le mensonge. Encouragez plutôt une consultation médicale ou psychologique. Ce contenu est informatif : seul un médecin peut poser un diagnostic et proposer un suivi adapté.